
« Pendant les jours de coronavirus, la coopération sociale est plus importante que l'isolement social. » C'est ce que dit le rapport chinois sur le Covid-19. Cependant, nous avons dit « La vie tient dans la maison », la liberté de l'homme moderne a été restreinte et il a dû penser aux autres. Du moins, c'est ce qu'il faut pour surmonter cette crise.
Et après ?
Je me suis mis à la place du type d'homme moderne et j'ai écrit ; celui qui le souhaite peut voyager avec moi entre ces lignes.
Ô homme moderne !
Alors que vous vous promeniez fièrement en construisant des gratte-ciels sur Terre, en allant dans l'espace, en produisant des robots autonomes, en réalisant l'Internet des objets, les imprimantes 3D, le Big Data, la réalité virtuelle et les simulations, vous avez soudain pu succomber à un virus…
Vous avez peur de perdre vos acquis, vous vous souvenez de la réalité de la mort, mais vous avez aussi la capacité de vous relever et de continuer votre chemin. Tout est devenu mensonge, la nature se venge-t-elle de nous, y a-t-il un message de cette réalité invisible qui parle le langage des événements ? Cette incertitude nous suffit. Mais là où il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Où va s'arrêter la pandémie, de nouvelles vagues sont-elles possibles ? Alors que nous avions peur de la bombe atomique, ce microbe semi-vivant, incapable de se reproduire par lui-même, nous a fait tourner la tête ; nous ne savons pas d'où il tire sa force, mais il laissera sa marque avec ce qu'il nous a fait gagner et perdre…
Nous pouvons dire que plus rien ne sera comme en 2019. Cette peur nous suffit.
C'est comme l'effet papillon d'un virus !
L'être humain, qui se promenait en se sentant très fort, omnipotent, capable de tout, avec le sentiment de « j'ai créé ces montagnes basses » au point d'interférer avec l'univers quantique, circulait sur Terre comme un être suprême, omnipotent, grâce aux apports de la technologie. Un virus invisible est arrivé et soudain, tout a semblé perdre son sens. Selon l'expression de Yunus, « une mouche a jeté un aigle à terre ».
Tout est devenu mensonge, mes amis, comment ne pas être déprimé !
Vous ne pouvez pas serrer vos proches dans vos bras, vous ne pouvez même pas toucher votre propre visage avec votre main, vous regardez les rampes auxquelles vous vous tenez dans le métro, le bus, les escaliers comme s'il s'agissait d'ennemis… En rentrant à la maison, même vos vêtements semblent devenir hostiles. Vos rêves et vos projets d'avenir ont été bouleversés, tout est devenu mensonge, mes amis, comment ne pas être déprimé !
Vous hésitez à embrasser la main de votre mère ou de votre père, vous ne pouvez pas serrer vos enfants dans vos bras. Si vous êtes un professionnel de la santé, vous avez mille fois plus peur, vous restez dans une autre maison, vous paniquez si l'on vous touche par accident au travail, vous tendez le papier à votre collègue de loin, vous avez peur que vos amis ne vous prennent dans leurs bras…
Si vous mourez, personne ne viendra à vos funérailles, tout est devenu mensonge, mes amis, comment ne pas être déprimé !
Les réunions, les écoles, les salons, les restaurants, les cafétérias, les mariages, le tourisme, les vols, tout a été annulé. Les avions se sont rassemblés comme des oiseaux dans le froid et ne peuvent plus voler. Les villes côtières disent « pourvu que les résidents d'été ne viennent pas », tout est devenu mensonge, mes amis, comment ne pas être déprimé !
Contrairement aux épidémies de l'histoire, il ne fait aucune distinction de race, de langue, de religion, de richesse, de pauvreté, de force, de faiblesse, de simple soldat ou de général. De nouveaux amis sont apparus : l'eau, le désinfectant, le savon, la distance sociale, c'est-à-dire la solitude ; on ne sait pas combien de temps cela va durer, tout est devenu mensonge, mes amis, comment ne pas être déprimé !
Les volets sont baissés, les factures s'accumulent, l'échéance et le montant des loyers n'ont pas changé, les impôts sont les mêmes, nous sommes dans le même bateau, le soutien social est bien trop faible, nous allons payer un prix mais nous n'en connaissons pas l'ampleur, l'importance et les priorités doivent changer en temps de crise, le sens de tout a changé, le vrai et le faux ont permuté, tout est devenu mensonge, comment ne pas être déprimé !
L'homme moderne, pressé, impatient, axé sur la vitesse et le plaisir, était incapable d'acquérir la capacité de différer la gratification, il avait perdu sa résilience, il ne se demandait pas si le succès dans la vie était la seule vérité et ne cherchait pas la bonne philosophie de vie…
Si tu te nourris de la faim des affamés, de la faiblesse des faibles, de la mendicité des pauvres, ta fin est arrivée, tremble et interroge-toi ! Tu ne peux pas non plus être heureux dans un monde où les défavorisés ne le sont pas. Tout comme tu ne pourras pas rire s'il y a quelqu'un qui pleure à la maison, le bateau navigue vers l'inconnu, alors partage ou perds la raison.
Si l'homme moderne ne change pas sa philosophie de vie, il est un candidat aux crises secondaires : « Soit une nouvelle philosophie de vie, soit la dépression », à nous de décider.
Nous avons oublié la réalité de la mort, nous avons travaillé pour ce monde comme si nous ne devions jamais mourir, nous n'avons jamais pensé à ce que signifie le sens de la vie ; la mort faisait partie de la vie et c'était notre choix d'en avoir peur ou non. Nous avons enfoui notre tête dans le sable comme des autruches pour que le chasseur de mort ne nous attrape pas, mais nous ne pouvons pas garder la tête dans le sable, alors ne faut-il pas réfléchir à ce que nous emporterons malheureusement après la mort ?
Tout le sens a été bouleversé, tout n'était qu'illusion, pourrons-nous dire qu'il est temps de redécouvrir les réglages d'usine de notre existence ? Si vous ne trouvez pas de solution, vous vous promènerez inévitablement dans les vallées sombres de la dépression.
Nous avons bouleversé l'ordre de la nature, nous avons réduit les espaces verts, la pollution environnementale et le réchauffement climatique vont bon train, nous avons joué avec les règles de l'univers, la cupidité, l'insatiabilité, la morale capitaliste est devenue la morale globale. Nous avons oublié les pauvres, et comme si notre exploitation ne suffisait pas, nous avons accueilli les réfugiés à coups de fusil et de bâton ; pendant que des enfants meurent dans les guerres et que leurs cadavres s'échouent sur les plages, nous n'avons jamais sacrifié le moindre de nos plaisirs. Que pensez-vous que feront les esprits supérieurs qui ne peuvent trouver la paix derrière leur tour d'ivoire à l'heure actuelle ? Nous sommes dans le même bateau, tout file à toute allure vers l'inconnu. Tout est devenu mensonge, mes amis, mettons notre tête entre nos mains et réfléchissons…
Il y a bien sûr une solution, nous ne perdrons pas espoir, nous tirerons les leçons de ces écrits pour faire exactement le contraire et allumer une bougie de bienveillance afin de rendre le monde plus habitable.
Vers notre entourage :
Un regard plein d'amour,
Un doux sourire,
Quelques mots gentils,
Un salut chaleureux,
Construire une nouvelle humanité sous le slogan « Aime, valorise, partage ». Si nous ne le faisons pas aujourd'hui, quand le ferons-nous ? Tout en maintenant une distance sociale, nous pouvons rapprocher la distance spirituelle, c'est-à-dire que nous pouvons aimer à distance. Nous pouvons accomplir des actes de bonté silencieux. En ayant de bonnes pensées envers les gens et en considérant leurs bons côtés, ce n'est pas si difficile.
La coopération sociale, l'empathie, penser aussi aux autres, partager, faire des compromis, vouloir pour les autres ce que l'on veut pour soi, savoir être heureux des petites choses, en résumé, nous sommes obligés d'apprendre à être de bonnes personnes.
La vie passe vite, l'important n'est pas de courir après l'argent, le pouvoir, la gloire ou l'intérêt, mais de courir après le sens ! C'est-à-dire se souvenir de notre humanité, en un mot, reconstruire notre philosophie de vie.
« À bon entendeur, salut… »
